13.9.13

Ravage de René Barjavel


Mécanisme de l'histoire
Paris 2052; dans une France où la Ville prospère , où le Progrès de l'homme éclate, où l'électricité, devenue indispensable, a même remplacé l'agriculture, tout semble possible et l'Homme n'a même plus peur de la mort. Pourtant, après une formidable panne électrique, la ville est brusquement plongée dans le chaos.
Un panique effroyable prend les Parisiens, laissant les hommes en proie à leurs instincts les plus primaires: égoïsme, folie, pillages, tuerie, barbarie...

Mon sentiment 
(Ravage de René Barjavel)
Un récit d'anticipation décrivant la fin du monde, écrit par Barjavel -je me souviens encore de l'émotion ressentie pendant "La nuit des temps"- qui me laissait présager une bonne lecture. Mais voilà que ma lecture fut ravagée de pages en pages. Cela commença par un aspect vieillot, oui, j'ai trouvé que le livre avait mal vieillit. Mais bon, cela arrive souvent et ne gâche généralement pas totalement une bonne histoire! Mais ce n'était que le premier défaut de ma lecture. Plus je tournais de pages, plus je décrochais de l'histoire.
Dans un premier temps, je n'ai pas vraiment trouvé les personnages principaux attachants, et plus ils vivaient, plus ils m'étaient antipathiques. Cela peut ne pas me déranger si l'histoire en vaux la peine. Combien d'odieux héros nous ont étés merveilleusement contés?
Viennent ensuite les personnages secondaires, qui eux n'ont même pas le temps de nous être sympa ou antipathique tant ils ressemblent à des pages blanches, au mieux vous connaîtrez leur profession, mais n'en espérez pas plus!! Qui, de plus, se contentent de suivre les ordres du chef "dictateur" François sans même songer une micro seconde à les remettre en cause (pas même en pensée...en ont-ils seulement?), tout cela dans une ambiance d'hystérie presque permanente.
Et enfin, pour couronner le tout, aucune explication ne nous est fournie... sur rien. Ni sur la cause de la disparition de toute électricité, ni sur la maladie touchant une grande partie des jeunes filles et encore moins sur la guérison miracle de Blanche.
En résumé donc, une série de points négatifs qui ont gâché ma lecture ne me laissant qu'un espoir; voir le mot "Fin" apparaître.
Néanmoins, j'y ai trouvé un point positif (d'ou mon étoile) lors du passage de l’hôpital psychiatrique, légèrement absurde.
Pièces détachées
Il montra d'un geste le troupeau immobile des voitures arrêtées en plein course.
- Voilà toutes les bagnoles transformées en patins à roulettes!
__________________
Debout sur une charrette, le visage illuminé par un feu voisin, François devinait dans l'ombre les yeux ardents des centaines de visages tournés vers lui. Il leva les bras, fit taire les chuchotements, et exposa la situation;
-Vous êtes nombreuses. Nous sommes rares. Vous êtes comme des champs de terre riche qui attendent le laboureur. Il faut que chaque parcelle de cette bonne terre connaisse le soc de la charrue. Vous n'avez pas le droit de rester incultes. [...] 

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